TOURTERELLES CDA

Tourterelles du Canada, espèce disparue


 

 

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LES ENTREVUES

 

 

  

 Entrevue  du  17 mars 2006 :

avec  : Hubert  MANSION

par Denise BOMBARDIER

Radio-Canada  98,5 FM

 ÉCOUTEZ 

 


 

Vous m'en lirez tant

Entrevue  du  9  avril  2006 :

avec  : Hubert  MANSION

par : Raymond CLOUTIER

Radio-Canada  95,1 FM

 

 

Volet 1 : ÉCOUTEZ

Extrait audio du livre:

Volet 2 : ÉCOUTEZ

Volet 3 : ÉCOUTEZ


 

 

 Entrevue du 31 décembre 2007

 

 avec Hubert MANSION 

 

par Raymond DESMARTEAUX

 ÉCOUTEZ

 

 

 


 

 

 

 

 

 Entrevue  du  17 juillet 2006 :

avec  :  Hubert  MANSION

par  : Tommy  GAUDET et

Simon-Pierre BILODEAU

CHOQ   FM   -   70%

 

 

 

 

 

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Volet 2 : ÉCOUTEZ

Volet 3 : ÉCOUTEZ

 


 

  

 Auteur : H.Mansion

 

Auteur : H.Mansion

 


 

Auteur et Recherche:

 Hubert Mansion

   Mise en page / Audio

illustration / Animation:

 

Lise Bisson

 

 

 

 

 

Collaboration spéciale:

Merci à  Denis Grenier

Ainsi qu'à  Simon Senay

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CONCOURS

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14-Castorama

Mercredi 25 octobre 2006

 

On l’appelle également Glouton et wolverine, mais les premiers colons français l’avaient nommé « enfant du diable ». Carcajou vient  d’ailleurs de la prononciation française du nom mic-mac Kwi'kwa'ju, « esprit maléfique ». En algonquin, il prend une consonance africaine : gulo-gulo . Tout est un peu étrange avec cet animal.

Pour Littré il s’agit d’une espèce de blaireau d’Amérique; pour les naturalistes modernes, c’est un mustélidé ; pour Chateaubriand, qui n’en avait certainement jamais vu, le carcajou est une espèce de tigre et de grand chat et les anglophones l’appellent « skunk-bear », c’est-à-dire putois-ours. Maurice Genevoix parle  méchamment de « la laideur du carcajou, sa gueule de brute au mufle écrasé, sa hargne perpétuellement grognante, sa puanteur » et on l’a  qualifié d’animal le plus cruel de la terre.

Celui qui le connaissait le mieux, Paul Provencher, le définit en ces termes : « On le croirait apparenté à l’ours et à la bête puante. Il possède les caractéristiques des deux. Il a des pattes poilues jusqu’au bas avec des griffes d’ours semi-rétractiles. (…) C’est un batailleur grossier et audacieux. Toutefois, parce qu’il n’est pas un « peureux », il foncera sur sa proie, peu importe sa taille, soit sur l’ours, le loup, le lion de montagne ou l’orignal.»  Détesté des trappeurs parce qu’il mange souvent les animaux pris au piège, il n’est aimé que lorsqu’il n’est plus.  Les Inuits et les Montagnais utilisaient ses poils aux propriétés particulières (la neige ni le frimas n’y adhère)  pour garnir les capuchons.  De sorte que cet animal haï pour sa laideur se trouve à la base de millions de capuchons imitant sa fourrure.

Par Hubert Mansion
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Samedi 30 décembre 2006

 

Dans les années 1940, une entente entre le Ministère de la Chasse et de la Pêche et les Autochtones avait interdit la capture du castor sur les terrains de chasse ne comportant pas un minimum de 10 familles de castor. Un jour, un des plus vieux trappeurs de Mistissini, J. Matawashish vint demander à l’inspecteur du Service des Fourrures la permission spéciale de capturer un castor pour le manger. Son territoire ne comptait que 10 « cabanes » de castors, mais il allait mourir et réclamait le droit de manger un jeune castor avant de terminer sa vie. L’inspecteur répondit négativement, en s’appuyant sur les règlements. « Mais, raconte cet inspecteur, une fois à Québec, mon attitude fut différente. Un castor de plus ou de moins… et quel remords si j’apprenais sa mort ?

Je retournai sur le champ au lac Mistassini. Sitôt hors de l’hydravion, j’eus la satisfaction de reconnaître mon trappeur au premier rang (…). Sans mot dire, nos yeux se sont croisés. Je fis signe à Jos. de me suivre à ma tente, car cette fois c’est moi qui désirais lui parler. » L’inspecteur lui donne le permis demandé.

« Cette dernière visite de l’année avait eu lieu en septembre, continue l’inspecteur Tremblay, et je ne devais pas retourner à la réserve avant le mois de juin suivant, après le départ des glaces. Et c’est à ce moment que j’appris que Jos. Matawashish  était mort dans le cours de l’hiver, après avoir capturé et mangé la chair de son petit castor de Noël. Ma surprise fut aussi grande que mon émotion lorsqu’on me remit un petit paquet de sa part, enroulé dans de l’écorce de bouleau, et contenant la preuve de l’événement : la peau du jeune castor… ».

Cette histoire m’ayant donné envie de goûter au castor, j’en ai mangé hier à Chibougamau. Il avait été rôti par Paul, un cuisinier hors pair et spécialiste de la « viande de bois » ; sa chair dégageait en cuisant une odeur de sapin et d’épinette, son environnement se reconstituant ainsi par son parfum, comme s’il rendait l’âme.

Je pensais stupidement que son goût devait ressembler à celui du canard, mais ça n’a aucun sens, car le castor est un rongeur et ne ronge pas les poissons. On dirait plutôt du foie. La queue, en revanche, plus petite qu’on ne l’imagine, et qui est l’une des parties favorites des amateurs, ressemble étrangement à du ris de veau, aussi bien pour la texture que pour le goût.  Il suffit de l’inciser en son milieu pour prendre la chair laiteuse qui en sort.

Le duvet du castor servait, on le sait, à fabriquer du feutre pour les chapeaux européens et des habits pour les autochtones. Ses glandes étaient utilisées comme appâts par les trappeurs, et comme parfum par les parfumeurs. On utilisait aussi ses dents. Certains anthropologues pensent que les incisives du castor ont servi de modèle au « couteau-croche » dont se servaient les coureurs des bois. Il suffit d’ailleurs de comparer l’original et le modèle pour s’assurer que notre mammifère amphibie a prêté son dentier à ceux qui le dévoraient.

Par Hubert Mansion
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