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Tourterelles du Canada, espèce disparue


 

 

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LES ENTREVUES

 

 

  

 Entrevue  du  17 mars 2006 :

avec  : Hubert  MANSION

par Denise BOMBARDIER

Radio-Canada  98,5 FM

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Vous m'en lirez tant

Entrevue  du  9  avril  2006 :

avec  : Hubert  MANSION

par : Raymond CLOUTIER

Radio-Canada  95,1 FM

 

 

Volet 1 : ÉCOUTEZ

Extrait audio du livre:

Volet 2 : ÉCOUTEZ

Volet 3 : ÉCOUTEZ


 

 

 Entrevue du 31 décembre 2007

 

 avec Hubert MANSION 

 

par Raymond DESMARTEAUX

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 Entrevue  du  17 juillet 2006 :

avec  :  Hubert  MANSION

par  : Tommy  GAUDET et

Simon-Pierre BILODEAU

CHOQ   FM   -   70%

 

 

 

 

 

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 Auteur : H.Mansion

 

Auteur : H.Mansion

 


 

Auteur et Recherche:

 Hubert Mansion

   Mise en page / Audio

illustration / Animation:

 

Lise Bisson

 

 

 

 

 

Collaboration spéciale:

Merci à  Denis Grenier

Ainsi qu'à  Simon Senay

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12-La déconstruction du paysage

Vendredi 6 janvier 2006 5 06 /01 /2006 01:48

Une certaine conception de la nature va si loin qu’il existe aux États-Unis un programme appelé « Leave No Trace » qui enseigne comment faire ses besoins dans les bois…

On pourrait naïvement croire que la seule activité ne nécessitant aucun mode d’emploi était la défécation, puisqu’à peine nés, nous nous y sommes mis : mais non.

Kathleen Meyer, auteur du livre susnommé, a publié un guide pour expliquer comment faire ce que tout le monde sait faire depuis 5.000 ans: des besoins dans la nature. L’idée est, bien entendu, que les bactéries des excréments polluent la nature et particulièrement les cours d’eau, dès lors il faut prendre garde : soit creuser un trou de 15 à 20 cm dans un endroit situé à au moins 70 mètres de hauteur par rapport aux cours d’eau environnant, soit se munir de « poop tubes » spécialement contenus pour transporter les excréments à la maison. J’imagine le promeneur pris d’un besoin pressant, compter 70 mètres de dénivellation en partant du cours d’eau en employant ces appareils qu’utilisent les architectes pour dessiner des routes, sortir sa pelle pour creuser et enfin s’apercevoir, au bord du coma 15 minutes plus tard, qu’il lui manque 5 cm pour se satisfaire : merde alors ! Oui, mais ce n’est pas fini : car le papier hygiénique, il n’y faut pas songer. On doit utiliser, si l’on respecte la nature, des cônes de pins (l’auteur n’a jamais essayé, je suppose), des branches (en évitant de s’approcher trop près), de la neige sans éternuer, ou des feuilles. Une adepte québécoise a récemment déclaré à la Presse (elle n’osait sans doute pas évoquer le papier journal) qu’après avoir essayé tous ces moyens, elle préférait les feuilles mortes - n’est-ce pas une fantastique découverte ?

J’en ai faite une autre : c’est que s’il est vrai que les bactéries nuisent à la nature, pourquoi se limiter aux seuls humains ? Qu’attend-on pour mettre des langes aux orignaux, des couches aux castors et des Pampers aux ours ? Imagine-t-on les tonnes de pollution, les milliards de bactéries que l’on s’éviterait ? Qu’en pensez-vous, Kathleen ? On a oublié les canards ? Si on en parlait à Lysol ?

MEYER, Kathleen. How to Shit in the Woods, Ten Speed Press, 1989, 77p.

Par Hubert Mansion - Publié dans : 12-La déconstruction du paysage
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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /2007 14:59

La beauté de la plupart des villes réside dans leur fleuve et une bonne idée serait de raser tous les bâtiments se trouvant sur Notre-Dame Est entre la rue Saint-Laurent et Pie-IX, ce qui sera certainement fait un jour. On longerait alors le fleuve au lieu des Sucres Lantic et autres baraques de tôle cachant je ne sais quoi.

Sur cette bande ainsi « clairée », on pourrait faire plusieurs choses :

- une promenade avec pelouses, bancs publics, belvédères, etc. C’est sans doute ce qui sera fait, comme partout ailleurs, car la plupart des villes se copient ;

- des petites maisons bleues comme on en voit en Gaspésie. J’ai toujours pensé que le contraire de la pauvreté est la beauté. J’en ai encore fait l’expérience au Salvador dans des quartiers de misère: quand on demande aux femmes et aux enfants comment améliorer la vie, ils répondent unanimement en termes d’embellissement. À Montréal, on pourrait construire de petites maisons offertes à prix modique à des artistes peintres, des photographes, et des ménagères qui feraient pendre leurs jupes de toutes les couleurs dans le vent du fleuve. Ces artistes peindraient Montréal comme autrefois Montmartre, les jupes dans l’air un peu salé, et les feraient connaître au monde entier;

- Une école, un hôpital, une maison de retraite. Les enfants, les malades et les vieux ont besoin de la beauté pour espérer, pour guérir et pour contempler. Le long de l’eau, qui lave et purifie, les vieux rencontreraient les enfants qui parleraient aux malades. Ils parleraient de la vie qui passe comme le Saint-Laurent, regarderaient ensemble les bateaux et nourriraient ensemble les canards et les mouettes.

Pourquoi m’assomme-t-on avec un air concerné à propos du réchauffement climatique mais ne me parle-t-on jamais de beauté, qui est la seule écologie ?

 

« Ne tuons pas la beauté du monde

Chaque fleur, chaque arbre que l'on tue

Revient nous tuer à son tour

 

Ne tuons pas la beauté du monde

Ne tuons pas le chant des oiseaux

Ne tuons pas le bleu du jour

Ne tuons pas la beauté du monde »

 

(Luc Plamondon)

Par Hubert Mansion - Publié dans : 12-La déconstruction du paysage
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