J'avais demandé à ce que Vivre le Québec libre soit imprimé en papier recyclé mais ce ne sera pas possible car le coût aurait augmenté considérablement (50% de différence avec un papier ordinaire).
En réalité, il semble qu'en tant que tel le papier recyclé ne coûte que 15% de plus, mais tout dépend des quantités achetées. Si l'on n'a pas d'énormes impressions en cours, ou qu'on ne joue pas sur les stocks, imprimer en papier recyclé est ruineux. On avait demandé à la papeterie Cascades de faire un effort (je veux dire faire un prix) mais ils n'ont pas pu (je veux dire pas voulu). C'est bien dommage. Un vendeur me dit tantôt, alors que j'achète du papier pour mon imprimante, qu'il vend des feuilles de papier recyclé à ...0,25$ la feuille ! On dirait que rien n'a été fait pour rendre ces produits disponibles sur le marché à un prix abordable. Seule www.laplumedefeu.com propose des achats groupés, mais pourquoi la solution écologique est-elle toujours si compliquée ?
Il faut faire des kilomètres de voiture pour trouver une salade verte sans pesticide et il me semble qu'entre rouler à vélo et prendre le bus, les activistes de la protection de la nature, dont je suis, n'ont aucune solution réellement praticable. Mais comment peut-on croire qu'on va réellement faire évoluer le monde en ne lui proposant que des moyens de transport du XIXème siècle ?









Richard Desjardins se réjouit de la crise de l'industrie forestière, puisque les difficultés des grosses entreprises les conduiront sans doute à fermer leurs portes, c'est-à-dire à sauver des arbres. Sur la question de la mise au chômage des travailleurs forestiers, Desjardins ironise : si la sauvegarde de l'emploi était si chère auxdites industries, pourquoi ont-ils remplacé tant d'hommes par si peu de machines ? Il s'élève contre le fameux modèle scandinave de gestion des forêts, qui a abouti à de véritables petites
catastrophes écologiques : la plantation d'essences uniques aurait fait fuir toute vie animale et la Scandinavie serait occupée à replanter artificiellement des lichens et autres espèces pour faire en 30 ans ce que la nature fabrique en 10. Desjardins s'oppose également au ramassage du bois brûlé dans les forêts incendiées : c'est voler la nourriture des arbres, dit-il dans le dernier numéro québecois du Reader's digest, imprimé sur papier non-recyclé.
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