LE PQ POUR LES NULS

Publié le par Hubert Mansion

 

 

Un étranger ne peut pas bien comprendre la politique québécoise s’il ne sait ce que m’a appris dernièrement mon ami Louis à  propos du PQ (Parti Québécois).  Ce parti  est indépendantiste bien sûr. Mais au-delà de ce vœu, m’a expliqué Louis, le PQ ressemble à l’albatros de Baudelaire. Ses ailes de géant l’empêchent de voler.

 

En effet, le parti contient une aile gauche immense, allant de l’extrême gauche au centre-gauche, et une aile droite à peu près pareille. C’est donc un oiseau à peu près ingouvernable et qui perd beaucoup de plumes : il est d’accord pour être libre, mais ses organes ne sont pas sûrs de la direction qu’ils prendraient  une fois sortis de la cage.

Et donc les chefs se succèdent. Ils ne se trouvent pas assez à droite pour la gauche, trop à gauche pour la droite et quand, pour contenter tout le monde, ils vont enfin au centre, les deux ailes se révoltent, s’arrêtent de battre, et l’oiseau pique du nez. On sait que les prédateurs préfèrent les volailles fragiles : voilà alors le PQ victime des oiseaux de proie, surgis aujourd’hui, ici comme ailleurs, de droite.

Publié dans Le Livre

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