Le bénéfice du féminisme et avantage de l’ignorance

Publié le par Hubert Mansion

«Le bénéfice du féminisme, c'est que les hommes divorcés ont été forcés de découvrir les joies de la paternité» : voilà une de ces phrases éternelles, entendue aujourd'hui à la télévision québécoise, et prononcée par l'inénarrable Janette Bertrand, devant deux animateurs acquiesçant comme des dauphins à qui l'on jette des sardines : ce qui sera toujours étonnant, pour un Européen au Québec, ce ne sont pas les élucubrations déjantées de certaines femmes, mais les applaudissements sincères des hommes qui les écoutent.

Qu'ont fait les hommes pendant 5000 ans? La réponse est bien simple : rien. Étant donné qu'ils n'étaient pas «forcés» de découvrir les joies de la paternité, ils partaient chasser le mammouth, forniquer avec des chèvres de passage et inventer le procédé de fabrication de la Molson, en attendant que les femmes découvrent le féminisme.

Janette Bertrand prononçait ces paroles tout en fabriquant une tarte, car il faut croire que son ADN, exploité pendant des millénaires par les tortionnaires que nous sommes, continue de lui commander de fabriquer des tartes. Cette activité lui donnait l'apparence de la profondeur, car on écoute toujours avec respect la parole qui sort de la bouche d'un travailleur manuel.

En l'écoutant, je pensais à ces hommes qui montent au sommet du pont Jacques Cartier pour revendiquer le droit de voir leurs enfants ; je me remémorais ce père de famille dont les enfants avaient été drogués puis enlevés à l'étranger par leur mère. Et au-delà de ces cas qu'on prétendra toujours exceptionnels, je me souviens de mon père, de mon grand-père, de mon arrière-grand-père, tous responsables, présents, aimants et qui tenaient la barre, contre toute tempête, pour mener leurs enfants vers leur accomplissement. Et je me souvenais que, dans son autobiographie, Janette Bertrand n’a d'éloges que pour son père. 

Oeuvre de Norman Rockwell

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