Entrevue du 17 mars 2006 :
avec : Hubert MANSION
par Denise BOMBARDIER
Radio-Canada 98,5 FM
Entrevue du 9 avril 2006 :
avec : Hubert MANSION
par : Raymond CLOUTIER
Radio-Canada 95,1 FM
Volet 1 : ÉCOUTEZ
Extrait audio du livre:
Volet 2 : ÉCOUTEZ
Volet 3 : ÉCOUTEZ
Entrevue du 31 décembre 2007
avec Hubert MANSION
par Raymond DESMARTEAUX
Entrevue du 17 juillet 2006 :
avec : Hubert MANSION
par : Tommy GAUDET et
Simon-Pierre BILODEAU
CHOQ FM - 70%
Volet 1 : ÉCOUTEZ
Volet 2 : ÉCOUTEZ
Volet 3 : ÉCOUTEZ
Auteur : H.Mansion
Auteur : H.Mansion
Auteur et Recherche:
Hubert Mansion
Mise en page / Audio
illustration / Animation:
Lise Bisson
Collaboration spéciale:
Merci à Denis Grenier
Ainsi qu'à Simon Senay
Les hommes affirment que les oiseaux ne chantent que pour se reproduire, mais qui sait si les moineaux ne pensent pas la même chose de U2?
Pourquoi les tourterelles ne roucouleraient-elles que pour le sexe?
Seraient-elles les seules chanteuses à n’éprouver aucun plaisir pour la musique? On dirait que notre espèce doit insulter les autres pour se grandir. Elle les a pourtant dépassées toutes, en
cruauté.
Stupide et
carnivore
Observant froidement les autres vivants sous prétexte
d’objectivité, nous nous en séparons. Parce qu’il n’y a aucun amour dans notre regard, nous n’en trouvons pas dans celui des autres. Comment y verrait-on, hors du sentimentalisme, quelque chose
que nous ne connaissons même pas?
Nos comportements sont pour la plupart dictés par des pulsions, mais
nous déclarons que les animaux agissent sans raisonner. Ce qui chez nous s’appelle amour maternel devient, pour eux, «l’instinct». Nous nous approprions la passion, et leur laissons «l’instinct
de reproduction».
Bref notre pensée sur les animaux est stupide et carnivore. Et stupide
parce que carnivore car si l’on savait qu’ils ont une conscience et éprouvent des sentiments, accepterait-on si facilement de les manger?
Le point de
vue des oiseaux
Les oiseaux nous croient petits, car ils nous voient de haut, mais lourds car nous restons
à terre. Petits et lourds me semble une très bonne définition. Nous les gênons, c’est pourquoi ils s’envolent.
Un Britannique a même découvert que notre bruit les perturbe
considérablement. Comme il y a trop de vacarme dans les villes le matin, certains rouges-gorges ont ainsi décidé de chanter la nuit.
De leur côté, les rossignols des quartiers bruyants s’expriment beaucoup
plus fort que ceux des forêts, jusqu’à 95 décibels acoustique (le seuil dangereux pour l’ouïe humaine se situe à 85dba).
Mais d’autres oiseaux, qui ne peuvent s’adapter à la pollution sonore
des villes, les quittent: les coucous, les orioles et même les
moineaux se séparent de nous car nous faisons trop de bruit.
Ceux qui restent en ville parce qu’ils chantent beaucoup plus fort finissent par ne plus entendre
ceux de la campagne, et c’est ainsi que le groupe des merles tend, dit un spécialiste, à se scinder en deux sous-espèces qui ne se comprendront bientôt plus et peut-être ne se considèreront plus
comme des congénères.
La pollution sonore entraîne même des chagrins d’amour chez nos frères
les oiseaux. Par exemple, en ville, les femmes des diamants mandarins, d’ordinaire monogames, n’entendent plus le chant de leur mari et passent la nuit avec un
autre.
Ce qu’il y a de tristesse dans la nouvelle mélodie des oiseaux, à cause
de nous, qui l’entendra?
Ref. photos: encyclopediecanadienne.com
et newphoto.blogspot.com
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