Le tourisme du XXIIe siècle sera spirituel ou il ne sera pas.

Publié le par Hubert Mansion

 

 

 

Aller vers le Nord, c’est aller vers soi-même: voilà l’idée de base, que je trouve très brillante, de la communication de «Northern Ontario» et qu’on peut voir ci-dessous comme sur Face Book:

http://northernontario.com

Le Nord, avant qu’on le détruise, aura été pour des milliers de gens un voyage en eux-mêmes comme peut l’être le désert. Pourquoi ? À cause de la difficulté d’y vivre. Qui mène immanquablement à la question de notre place sur la terre.

Le Nord, comme le désert, c’est la solitude. La solitude conduit à la méditation, par le biais de la peur et du ravissement.

L’écologie spirituelle, si elle existait, devrait mobiliser l’humanité à garder «intact» c’est-à-dire non touché, tout territoire permettant à l’être humain de comprendre qui il est. Il ne s’agit pas de pollution, de réchauffement climatique ni de mercure, mais d’un droit plus fondamental qui nous appartient à tous depuis des millions d’années, celui de découvrir qui nous sommes en tant qu’espèce fragile.

De lever les yeux aux astres en méditant près d’un feu de bois, de sortir de notre corps en nous dilatant dans la nuit, seul, sans sentiment romantique, sans histoire d’amour, mais avec cette impression indicible d’être à la fois minuscules et grandioses sur notre si petite planète bleue.

J’écris ceci au moment où je termine la rédaction de «Chibougamau, dernière liberté», manuscrit sur lequel je travaille depuis des années. La dernière liberté se trouvait, oui, dans ce Nord purifié continuellement par le gel, la neige et la lumière.

 

Plaise à Dieu qu’un jour l’homme y voit autre chose que la possibilité de transformer en énergie hydroélectrique toute cette énergie spirituelle.

Publié dans Le Livre

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Rolende 26/11/2008 17:05

ton article est épatant, je t'attends avec impatience
Maman

Elise 26/11/2008 05:21

Très belle analogie avec Malraux. Purement génial, j'y ai pensé toute la journée et je vais me coucher et j'y pense encore