Septante au Québec

Publié le par Hubert Mansion

« Il serait à désirer qu’il revînt dans l’usage et chassât soixante-dix » disait Littré à propos du mot septante. A défaut de revenir en France, pourquoi ne commencerait-il pas à renaître au Québec ?

Au XVIIème siècle, le Dictionnaire de l’Académie française (1694) le considère déjà comme vieilli et précise qu’Il n'a guère d'usage que dans les supputations d'Arithmétique.  Mais Voltaire employait encore septante ainsi que Molière, de temps en temps.

Pourtant le mot avait commencé à disparaître à partir du XVème siècle au profit de soixante-dix,  car l’Ouest de la France, comptant traditionnellement par vingt (quatre-vingt, six-vingt ) avait peu à peu contaminé la France en passant par Paris, et tout en se heurtant à  une résistance de l’Est dont certains habitants continuent aujourd’hui à dire septante, comme en Belgique et en Suisse. Si le terme  septante, vieilli,  n’est pas passé au Canada au contraire de tant d’autres, c’est parce que  les émigrants provenaient principalement de l’Ouest et du Centre de la France, régions du soixante-dix.  On retrouve néanmoins deux attestations de septante en Nouvelle-Écosse. Et en voici une de plus.

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