Des Québécois, des Français et un Belge parlent de la langue québécoise

Publié le par Hubert Mansion

Écoutez l'interview avec Hubert avec la chroniqueuse de l'émission, Sophie: (cliquez sur le bouton "Play" ci-dessous)

 Le français d’Amérique... une langue beaucoup plus châtiée qu’on ne le croit !

101 mots à sauver du français d’Amérique, de Hubert Mansion / Éditions Michel Brûlé – mars 2008 / 192 pages.

Les mots et expressions utilisés au Québec font souvent sourire les francophones d’autres horizons. Considérés comme des reliquats d’un autre temps ou comme la transformation « à la française » de termes typiquement anglais, on a souvent tendance à les corriger et à en effacer toute trace dans nos communications écrites. Pourtant, la « parlure » québécoise est loin d’être le fruit de bizarreries culturelles. D’une richesse insoupçonnée, elle est plutôt l’une des seules à avoir à la fois conservé ses racines et bénéficié de tous les apports de l’histoire. C’est ce que démontre avec brio Hubert Mansion, déjà auteur du « best seller » Guide de survie des Européens à Montréal, dans cette petite bombe lexicale à l’approche résolument anticonformiste et très éclairante. Effectivement, ce néo-Québécois d’origine belge a un beau jour décidé d’aller chercher l’origine de 101 mots utilisés en Nouvelle-France. Pourquoi 101 mots exactement ? Parce que la Loi 101, qui régit l’utilisation du français au Québec et, du même coup, en assure la sauvegarde au sein d’un continent nord-américain anglophone devrait aux yeux de cet auteur se prévaloir de la richesse de ses origines plutôt que d’enfermer cette langue dans un carcan de règles édictées par l’Académie française. Aussi cet ouvrage, teinté d’un humour que l’on ne retrouve jamais dans des livres du même genre, se présente-t-il à la fois comme un lexique surprenant et comme un manifeste. On y découvre par exemple que des verbes tels que « batcher » et « canceller », que l’on dirait directement hérités de l’anglais, sont en fait tout à fait français. On apprend aussi que les termes « caucus » ou « squeegie » sont le fruit d’un mélange des langues française, anglaise et amérindienne. Enfin, Hubert Mansion encourage l’utilisation de certaines expressions comme « un refill de café » ou « être cheap », car il n’ont aucun équivalent en français. Bref, 101 mots à sauver du français d’Amérique constitue un véritable pied de nez à un certain snobisme qu’il est grand temps de dénoncer. Bravo !

Source de l'article: La Godasse, La Web-radio urbaine de Montréal –
Chroniqueuse de l'entrevue: Sophie

Publié dans Le Livre

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Hubert 17/10/2008 02:40

Merci pour cette précision, je ne connaissais pas cette acception moderne de "cache". D'ailleurs, je me suis toujours interrogé sur l'existence de ces deux mots parfaitement synonymes français, « cachette » et «  cache ». Ceci n'a rien à voir, mais vous habitez une région magnifique, et c'est justement dans cet endroit que s'est déroulée l'anecdote dont je parle dans la préface de 101 mots ! Je cherchais un chemin "allable" pour aller le plus au nord possible. C'est une jolie coïncidence !

Hubert 17/10/2008 02:40

Merci pour cette précision, je ne connaissais pas cette acception moderne de "cache". D'ailleurs, je me suis toujours interrogé sur l'existence de ces deux mots parfaitement synonymes français, « cachette » et «  cache ». Ceci n'a rien à voir, mais vous habitez une région magnifique, et c'est justement dans cet endroit que s'est déroulée l'anecdote dont je parle dans la préface de 101 mots ! Je cherchais un chemin "allable" pour aller le plus au nord possible. C'est une jolie coïncidence !

Susie Doré 17/10/2008 02:28

Monsieur Mansion,J'ai vu ce soir l'entrevue que vous donniez à la télé de Radio-Canada. Bravo!  Votre livre semble très intéressant et je m'empresserai de l'acheter. Jje voudrais faire une remarque concernant le mot « cache », qui était autrefois utilisé par les coureurs des bois.  J'habite depuis quelques années dans une région éloignée du Québec (au nord de Mont-Laurier) et j'ai constaté que les gens d'ici avaient un vocabulaire spécifique pour certaines notions inusitées à la ville.  Ainsi, à la campagne, une cache est un abri sommaire peu voyant que les chasseurs construisent, généralement sur un arbre, pour faire le guet à la chasse à la sauvagine ou au gros gibier.  Vous pouvez rechercher les mots « cache + chasse » sur le Net pour trouver différents emplois en ce sens.  Certains chasseurs emploient aussi le mot « ouache », qui je crois dérive du mot anglais « watch »...Merci de m'avoir lue et au plaisir de vous lire!Susie

Emigrer au Quebec 20/08/2008 17:46

Je signale l'existence d'un site à l'usage de futurs émigrants au Quebec. L'auteur est Foulque d'Origny http://www.le-pays-sans-volets.com   ou ici  

yvon kerlau 14/04/2008 16:36

Un bonjour De Bretagne, france, pour vous souhaiter bonne continuation  après la lecture  enrichissante de votre site.
Une envie de partir peut-être… sans doute,Mais pas sans ma fille..
Bonne route
Yvon
http://kerlau.unblog.fr