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Entrevue du 17 mars 2006 :
avec : Hubert MANSION
par Denise BOMBARDIER
Radio-Canada 98,5 FM
Entrevue du 9 avril 2006 :
avec : Hubert MANSION
par : Raymond CLOUTIER
Radio-Canada 95,1 FM
Volet 1 : ÉCOUTEZ
Extrait audio du livre:
Volet 2 : ÉCOUTEZ
Volet 3 : ÉCOUTEZ
Entrevue du 31 décembre 2007
avec Hubert MANSION
par Raymond DESMARTEAUX
Entrevue du 17 juillet 2006 :
avec : Hubert MANSION
par : Tommy GAUDET et
Simon-Pierre BILODEAU
CHOQ FM - 70%
Volet 1 : ÉCOUTEZ
Volet 2 : ÉCOUTEZ
Volet 3 : ÉCOUTEZ
Auteur : H.Mansion
Auteur : H.Mansion
Auteur et Recherche:
Hubert Mansion
Mise en page / Audio
illustration / Animation:
Lise Bisson
Collaboration spéciale:
Merci à Denis Grenier
Ainsi qu'à Simon Senay
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C'est bien connu dans le milieu de la langue au Québec, deux points de vue s'affrontent sur la place publique : celui selon lequel la norme du français québécois doit être la même que celle de tous les francophones (ce que pense Lionel Meney) et celui selon lequel, au contraire, le français québécois doit posséder sa propre norme (ce que pense Claude Poirier).
Cependant, une idée paraît rallier ces deux camps : il y a un risque de voir de l'anglais là où il n'y en a pas, voire une tendance :
- « Cette confusion entre anglicismes et archaïsmes ou dialectalismes s'est maintenue jusqu'à nos jours et transparaît dans divers écrits. [...] [Elle] a eu pour conséquence que certains mots ou sens ont été condamnés parce qu'on les croyait à tort d'origine anglaise (par ex. "marier" au sens d'"épouser"). » -- Claude Poirier, « L'Anglicisme en France et au Québec », in Dictionnaire du français Plus, 1988.
- « Il faut se garder de limiter son enquête lexicographique aux seuls dictionnaires (même s'il y en a de très bons) et surtout de dire : "Ce n'est pas dans le dictionnaire, donc ce n'est pas français!" » -- Lionel Meney, préface du Dictionnaire québécois-français, 1999.
L'expression « enfirouaper » (= duper) est sans aucun doute l'exemple par excellence du mot attribué à l'anglais par réflexe plutôt qu'après des recherches sérieuses. C'est ce qu'on appelle une « étymologie populaire ». Pour ceux d'entre vous qui s'expriment couramment en anglais, vous aurez sans doute remarqué que l'étymologie supposée (in fur wrapped) est étrange, parce qu'on entend essentiellement de la bouche des anglophones « wrapped in fur » (= enveloppé de fourrure). À force sans doute de l'entendre répéter, certains spécialistes de la langue en sont eux-mêmes venus à croire qu'il y a ici un anglicisme.
Les exemples de « faux anglicismes » sont innombrables : « laine d'acier », « chaise roulante », « copie » (= exemplaire), « support » (= soutien moral), etc., comme d'ailleurs les références qui tombent dans le panneau des faux anglicismes (conseillers linguistiques de Radio-Canada, Office québécois de la langue française, etc.).
C'est pour freiner ce mouvement méconnu d'appauvrissement de la langue française au Québec que le blogue Écarts de langage (http://ecartsdelangage.wordpress.com/) a été lancé. Vous pouvez le visiter pour en apprendre plus sur l'histoire du mot « enfirouaper » et sur les autres faux anglicismes qui parsèment les dictionnaires de difficultés et d'anglicismes.
Article « invité » du blogue Écarts de langage
http://ecartsdelangage.wordpress.com/
À Saguenay (ville qui n’existe pas, car elle résulte du rapprochement administratif de 3 villes que la géographie distingue, de sorte que quand on dit « je suis à Saguenay »,
l’interlocuteur ne sait pas dans quel endroit l’on se trouve), à Jonquière, j’entends une cliente dire à la barmaid qui vient la servir:
- Tu peux-tu me partir un bill?
Un bill est une addition. Partir signifie commencer. En quelques mots, cette expression signifie donc: étant donné que je compte boire plusieurs bières, peux-tu t’abstenir de venir me présenter
l’addition après chaque verre en me faisant ainsi passer pour une alcoolique et ne me la donner que quand j’aurai fini de boire?
Je ne crois pas qu’il existe une expression française permettant, en si peu de mots, de dire les mêmes choses.
Partir un bill présente plusieurs avantages: pour le client,
déclarer dès l’entrée qu’il n’a pas fini de sortir. Pour la serveuse, comprendre que sa soirée est faite, car le pourboire s’assied sur 15% du prix de la consommation: pour les
deux, déclarer que la fête commence.
Or la fête, pour les Québécois comme pour bien d’autres, est très liée à l’alcool. Pour la fille de Jonquière, qui s’installait à 18h au bar, la fête c’était le bill du samedi soir.
Réf. carte: http://www.guidesulysse.com/
Jean-Marie G. Le Clézio est écrivain, Prix Nobel de littérature 2009.
http://salsa.democracyinaction.org/o/2463/t/5488/content.jsp?content_KEY=3711
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